Le parc national de l'Est est-il vraiment protégé pendant les excursions ?
Quand on réserve une journée à Saona, on pense d’abord aux plages et à l’eau turquoise. On pense moins au fait que cette île se trouve au cœur d’une aire naturelle officiellement protégée, avec des règles précises qui s’appliquent aux visiteurs comme aux opérateurs. La question revient pourtant régulièrement : cette protection est-elle réelle, ou seulement sur le papier, quand plusieurs dizaines de bateaux accostent chaque jour ?
Cet article fait le point sur ce qu’est le parc national de l’Est, ce que la réglementation prévoit pendant une excursion, ce qui relève de la responsabilité de chacun, et les limites qu’il faut aussi reconnaître.
Qu'est-ce que le parc national de l'Est ?
Le parc national de l’Est (Parque Nacional del Este) est une aire protégée située dans le sud-est de la République dominicaine. Il couvre une partie de la côte entre Bayahibe et Boca de Yuma, ainsi que l’île de Saona et les eaux qui l’entourent. On le retrouve aussi dans certains textes officiels sous le nom de parc national Cotubanamá.
Ce territoire combine plusieurs milieux : forêt sèche subtropicale sur le continent, mangroves, plages de ponte, herbiers marins et récifs coralliens. Cette diversité explique son statut : on y trouve des espèces végétales et animales rares ou menacées, des oiseaux, des tortues marines et des mammifères marins comme le lamantin.
Le statut de parc national signifie que le territoire est placé sous l’autorité de l’administration de l’environnement dominicaine. L’objectif est de limiter l’impact des activités humaines pour préserver les écosystèmes, tout en permettant un tourisme encadré.
Saona et Catalina : deux îles, un environnement fragile
Saona est la plus grande île du parc et l’une des destinations les plus visitées du pays. Catalina, plus petite et située plus à l’ouest, au large de La Romana, attire surtout pour ses fonds marins. Les deux sont inscrites dans un environnement marin qui fait l’objet de mesures de protection, même si le régime exact peut varier selon la zone concernée.
Ce qui rend ces îles fragiles tient à leur attractivité même. Les récifs coralliens mettent des années à se régénérer, les herbiers marins sont sensibles aux ancrages répétés, et les plages servent de lieu de ponte à certaines espèces de tortues. Une fréquentation touristique importante peut donc avoir un effet cumulatif si elle n’est pas encadrée.
Protection du parc national de l'Est : ce qu'il faut savoir
La protection d’une zone naturelle ne signifie pas qu’elle est fermée au public : elle signifie que les activités y sont réglementées. Dans le cas du parc national de l’Est, plusieurs principes s’appliquent, qui concernent à la fois les visiteurs et les opérateurs d’excursions :
- Un accès encadré. L’entrée dans l’aire protégée est soumise à des règles de l’administration du parc, et les opérateurs doivent être autorisés à y exercer leur activité. Une redevance d’accès au parc est généralement perçue auprès des visiteurs ; son montant et ses modalités relèvent de l’administration et peuvent changer.
- La protection de la faune et de la flore. Il est interdit de prélever des coraux, des coquillages, des étoiles de mer ou toute autre ressource naturelle, et de perturber les animaux, notamment les tortues et les oiseaux nicheurs.
- La gestion des déchets. Les déchets doivent être rapportés, et les rejets en mer sont interdits.
- La limitation de l’impact sur les fonds marins. Les règles de navigation et de mouillage visent à éviter de détruire les herbiers et les récifs.
- La pêche. Elle est réglementée, voire interdite selon les zones, sans autorisation.
Ces principes sont généraux : le détail précis des règlements (zones, horaires, nombre de bateaux autorisés, types d’embarcations) relève de l’administration du parc et peut évoluer, ce qui justifie de se référer aux textes en vigueur ou à l’opérateur pour les points techniques.
Ce que les opérateurs doivent respecter
Les opérateurs d’excursions jouent un rôle central dans l’application de ces règles, puisque ce sont eux qui amènent les visiteurs sur place. En pratique, un opérateur sérieux est censé :
- disposer des autorisations nécessaires pour opérer dans le parc ;
- informer les passagers des règles avant la mise à l’eau et sur l’île ;
- encadrer les activités de baignade et de snorkeling, notamment avec des guides ;
- éviter de nourrir les animaux et d’organiser des activités qui perturbent la faune ;
- gérer ses déchets et ceux de ses passagers ;
- respecter les zones de mouillage et les itinéraires prévus.
Les gestes qui comptent pour les visiteurs
Au-delà de l’opérateur, une grande partie de la protection dépend du comportement de chacun :
- ne pas toucher ni marcher sur les coraux, même peu profonds ;
- ne pas toucher, poursuivre ou nourrir les animaux marins, en particulier les tortues et les raies ;
- ne rien emporter de l’île (coquillages, sable, morceaux de corail) ;
- repartir avec ses déchets, y compris les mégots ;
- choisir une crème solaire minérale ou à faible impact sur les coraux, ou un vêtement anti-UV ;
- respecter les consignes du guide, qui connaît le site.
Une protection réelle, mais pas parfaite
Il serait malhonnête de présenter la protection comme complète. Le statut de parc national existe et il est appliqué, mais plusieurs limites sont régulièrement soulignées : la forte fréquentation de certains sites aux heures de pointe, la difficulté à contrôler toutes les embarcations et tous les comportements individuels, et la pression que représente un tourisme en croissance sur des écosystèmes sensibles.
La protection dépend donc d’un équilibre entre le cadre réglementaire, les moyens de contrôle de l’administration, la responsabilité des opérateurs et le comportement des visiteurs. Aucun de ces éléments ne suffit seul. C’est aussi pour cela que le choix de l’opérateur et le respect des consignes ont un effet concret.
Réflexions finales
Le parc national de l’Est est bien un espace protégé, et les excursions qui s’y déroulent sont censées respecter un cadre précis. Cette protection reste toutefois un équilibre : elle repose sur une réglementation, sur le sérieux des opérateurs et sur les gestes de chaque visiteur, et elle a des limites que la fréquentation touristique met à l’épreuve. Pour le voyageur, la meilleure contribution tient à des choix simples : privilégier un opérateur transparent sur ses pratiques, suivre les consignes du guide, ne rien prélever et ne rien jeter. C’est ce qui permet à ces îles de rester, d’une saison à l’autre, un lieu où l’on peut encore observer une faune marine vivante.
Qui sommes-nous ?
Basée à Bayahibe, Quetzal Excursions est une agence locale spécialisée dans les sorties en mer en petit comité vers Saona, Catalina et les plus beaux recoins de la République dominicaine. Nous privilégions le confort, la sécurité et l’authenticité, à bord de bateaux haut de gamme avec équipage professionnel.
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